L’ex-candidat à la présidentielle a participé aux premiers rassemblements parisiens suite à l’attaque contre Charlie Hebdo. « C’était des manifestations humanistes », dit-il. Mais, selon lui, « nous assistons depuis hier à une instrumentalisation politique. » Il précise toutefois : « Nous ne menons pas campagne contre la manifestation, des tas de gens bien iront de façon individuelle. »
De son côté, Lutte ouvrière a publié jeudi un communiqué pour préciser que le parti ne participerait pas à des « manifestations visant à faire prévaloir une unité nationale dans laquelle pourront se retrouver différentes forces politiques, du Parti socialiste à la droite et au Front national ». Pour LO, en faisant prévaloir l’unité nationale, François Hollande cherche « à restaurer dans l’opinion un crédit qu’il a largement perdu de par toute sa politique ».
Proche des dessinateurs Charb et Tignous, tués dans l’attaque, qui appartenaient comme lui dans les années 90 au collectif Ras l’front, un mouvement de lutte contre l’extrême droite, M. Besancenot se désole par ailleurs du débat sur la présence du Front national à la manifestation de dimanche. « Se poser la question de la présence du FN est le signe de la régression dans la lutte contre l’extrême droite, juge-t-il. La question qui se pose maintenant, c’est comment on continue le combat contre le racisme sur le long terme. Il ne faudrait pas que l’on aille vers des manifestations islamophobes comme en Allemagne. »